Le département a présenté un plan pour développer la culture du vélo en Vendée. Un objectif : faire du deux-roues un véritable mode de vie, au-delà du tourisme ou du sport. Voici les trois axes présentés.

1. Du vélo du dimanche au vélo du quotidien
« On a les fondations », rappelle Alain Lebœuf, président du conseil départemental. Avec 1 880 km d’itinéraires cyclables, la Vendée est une référence pour les balades en famille ou les vacances, selon le département.
Mais aujourd’hui, l’objectif est clair : faire du vélo un moyen de transport pour aller à l’école, au travail, au marché. « On arrive à une nouvelle ère : celle du vélo déplacement. Le vélo, le matin, c’est mieux respirer, prendre soin de son corps et dépenser moins d’argent », plaide Alain Lebœuf.
Un chiffre clé : plus de 100 000 Vendéens parcourent moins de 10 km pour aller travailler. Une distance compatible avec le vélo.
Le département investit 35 millions d’euros pour sécuriser les trajets du quotidien. Des projets concrets sont déjà lancés à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Montaigu ou encore Mouilleron-le-Captif.
2. Une communauté vendéenne du vélo pour changer les mentalités
La vraie révolution ne sera pas que dans les infrastructures. « Comment se désintoxiquer de la voiture ? » lance Alain Lebœuf.
Pour répondre, le département crée une communauté vendéenne du vélo. Trente acteurs engagés vont réfléchir ensemble : élus, entreprises, associations, cyclistes, sportifs, collège des transitions sociétales…
Leur mission : changer la culture. Car en Vendée, le réflexe reste la voiture. Thomas Perrocheau, élu en charge du vélo, rappelle : « Il y a aujourd’hui moins d’enfants qui vont à l’école à vélo qu’il y a 30 ans. »
Samuel Aubin, directeur du Collège des transitions écologiques et sociétales, souligne : « Ce projet peut réussir car il est collectif. En Vendée, il y a un vrai sentiment d’appartenance. Quand un projet devient vendéen, les Vendéens s’en emparent. »
3. Une politique sur le temps long
Pas de promesse démesurée, mais des actes concrets. Le département ne fixe pas d’objectifs chiffrés à court terme. Il parie sur le temps long.
Des « autoroutes du vélo » sont à l’étude, comme entre Aizenay et La Roche-sur-Yon, où 1 500 personnes font le trajet chaque jour. L’objectif : adapter des voies déjà existantes, notamment des anciennes lignes ferroviaires, pour les trajets domicile-travail.
Une première grande fête du vélo est organisée ce samedi 29 mars aux Herbiers, en marge des championnats de France de cyclisme. L’idée : donner envie, montrer l’exemple, et inscrire le vélo dans la culture populaire vendéenne.
« Ce n’est pas une mode, c’est un projet de société. Un vrai projet pour la Vendée », conclut Alain Lebœuf.