Benjamin Dutreux : « là, je suis bien dans le dur »

Le Vendéen Benjamin Dutreux, actuellement 10e du Vendée Globe, se rapproche des Sables-d’Olonne. Après avoir dépassé l’île de Madère, il prévoit d’arriver ce dimanche 26 janvier. Mais l’incertitude plane sur les conditions météo, avec une dépression annoncée qui complique sa fin de parcours.

LES SABLES D’OLONNE, FRANCE – 26 AVRIL 2024 : Le skipper de GUYOT Environnement – Water Family Benjamin Dutreux (FRA) est photographié le 26 avril 2024 au large des Sables d’Olonne, France – Photo par Charles Drapeau

“J’aurais préféré arriver sous le soleil, mais ça complique un peu les choses,” confie Benjamin Dutreux. Le skipper vendéen de 34 ans, actuellement 10e du Vendée Globe, fait face à des conditions difficiles à l’approche de la Vendée. Entre fatigue accumulée, zones de transition et vents forts, cette dernière ligne droite s’annonce éprouvante.

Une arrivée incertaine aux Sables-d’Olonne

Alors que Jérémie Beyou et Paul Meilhat ont franchi la ligne d’arrivée ce vendredi 24 janvier, Benjamin Dutreux prévoit son arrivée ce dimanche 26 janvier. Cependant, une dépression prévue sur la zone pourrait perturber ce plan.
“On est en train de regarder avec les équipes les différentes solutions. Suivant l’heure et les routages, il y a encore des incertitudes,” explique-t-il.

COURSE, 23 JANVIER 2025 : Photo envoyée depuis le bateau GUYOT Environnement – Water Family lors de la course à la voile du Vendée Globe le 23 janvier 2025. (Photo du skipper Benjamin Dutreux)

Une lutte pour la 10e place

Le marin de l’île d’Yeu est au coude-à-coude avec la skippeuse occitane Clarisse Crémer. Bien que la 10e place ne soit pas son principal objectif, Benjamin reste combatif :
Si j’ai les armes pour continuer à lutter, je le ferai. Jusqu’au bout, carrément. Le match est sympa et c’est plutôt rassurant d’être à deux bateaux dans des conditions fortes.” 

« Là, je suis bien dans le dur, bien dans le rouge”

La fatigue pèse sur le skipper après des semaines de course intense. “J’ai eu pas mal de petites galères qui m’ont volé quelques heures de sommeil. Là, je suis bien dans le dur, bien dans le rouge,” admet-il. Malgré cela, il refuse de baisser les bras. “Je me suis poussé à fond depuis le Pacifique. J’ai mis beaucoup d’intensité dans la course, surtout sur l’Atlantique.

Le Vendée Globe met les skippers à rude épreuve, mentalement et physiquement. Benjamin Dutreux reconnaît avoir identifié des points à améliorer :
C’est une course qui joue beaucoup au mental. J’essaie d’observer ce qui me met en difficulté, mais j’ai plus de mal à identifier les ressources qui m’aident à relever certains défis.

Cap sur les Sables-d’Olonne

Malgré les incertitudes, Benjamin Dutreux garde le cap. Il espère franchir la ligne d’arrivée dimanche, même si les conditions s’annoncent complexes. “Il faut encore que je me dépasse un peu pour aller jusqu’au bout,” conclut-il.

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  • Je viens du monde de la radio, où chaque mot compte. Aller à l’essentiel, écrire le moins pour dire le plus, c’est ma façon de travailler.Après avoir été journaliste dans plusieurs régions de France, j’ai choisi de raconter les histoires d’ici, en Vendée. Des récits de vie, des initiatives locales, une information gratuite, réfléchie et bienveillante, accessible à tous.Avec Vendée Gazette, je veux informer sans cliver, éclairer sans juger. "Le plus compliqué, c’est de faire simple", une devise qui guide ma plume, au service du local et des gens.

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